Le van pour les nuls

Si quelqu’un m’avait dit, il y a quelques années : « A 35 ans t’auras un van et un chien », j’aurais rigolé. Mais la vie est pleine de surprises. De bonnes surprises ! Du coup je me dis que si cette personne sommeille en vous aussi mais que vous n’osez pas vous lancer, et bien on va vous donner quelques conseils. Parce que si je peux le faire, vous pouvez le faire aussi.

On a regroupé ici les questions fréquentes que les gens nous posent. Mais si vous en avez d’autres, laissez-nous un petit commentaire, on essaiera de vous répondre !

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Quel modèle choisir ? Van ? Fourgon aménagé ? Camping-car ?  

Le van, type Combi Volkswagen, c’est le truc qui fait rêver tout le monde, qui donne envie de mettre The Mamas and the Papas à fond et d’aller surfer direct. Sa hauteur est réduite, ce qui a deux avantages: pouvoir se faufiler dans n’importe quel parking même en bord de mer et payer comme une voiture au péage. Souvent il a un toit amovible où on peut aménager un couchage, super pratique pour les enfants par exemple.

On a des amis qui ont ce modèle, par contre comme c’est très demandé il faut parfois le faire venir d’Allemagne ou des Etats-Unis. Et comme tout le monde le veut, il coûte cher. Mais y a des tas d’autres modèles sympas, certes moins sexy mais qui font très bien leur office de van.

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Le fourgon aménagé, techniquement, c’est plus ou moins ce qu’on a. Une base d’utilitaire, de taille et hauteur variées, avec un intérieur aménagé. Le nôtre, un Mercedes Sprinter, est aménagé d’origine par une marque italienne avec un joli nom, La Strada. Du coup c’est hyper fonctionnel et pour une taille réduite on a un confort maximum (table, banquettes convertibles en lit, plaques de cuisson au gaz, circuit d’eau, frigo, toilettes chimiques, une débauche de luxe!).

On a fait ce choix parce qu’on n’est pas vraiment des bricoleuses (euphémisme), qu’on n’a plus vingt ans (re-euphémisme) et qu’on voulait des trucs de bourgeoises comme des grandes fenêtres. Notre modèle est plus haut qu’un van, ce qui fait qu’on peut tenir debout à l’intérieur et c’est appréciable à la longue quand on y passe du temps et qu’il ne fait pas toujours beau. Mais du coup on paie plus cher au péage et on ne peut pas rentrer dans certains parkings avec la méchante barre à 2 mètres.

On peut trouver plein de fourgons d’occasion aménagés ou à aménager soi-même, c’est l’option la moins chère. Les prix commencent autour de 4000€ pour un modèle spartiate avec une couchette à l’arrière, quelques rangements et un petit hublot sur le toit, par exemple.

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Le camping-car, vous voyez tous ce que c’est, c’est plus gros, plus confortable, une vraie maison avec des roues. C’est marrant parce que si je dis « van » ou « camping-car », on a une perception vraiment différente: le van c’est cool, le camping-car c’est beauf. Pourtant c’est exactement pareil, ça répond aux mêmes envies de liberté, d’indépendance, de découverte et souvent le soir on dort aux mêmes endroits. C’est juste une question de taille et de niveau de confort. Bien sûr, le confort coûte cher et le prix des camping-cars neufs peut aller jusqu’à 100 000€!

Nous on a choisi direct d’acheter un van (pardon, un fourgon) parce qu’on est un peu des dingotes, mais il existe maintenant des sites ou des apps de location entre particuliers si vous voulez juste tenter le coup une fois, par exemple Wikicampers. On n’a pas essayé mais l’idée parait sympa.

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Au quotidien

  • Où dormir ? On croit que c’est compliqué mais en fait non. Légalement, on peut se garer n’importe où tant qu’on n’a que 4 points d’appui au sol (les roues) et qu’on ne sort pas son petit bazar en pleine rue. Un peu de discrétion et tout va bien. On peut dormir dans la rue, on l’a fait quelques fois, ça dépanne. On peut dormir sur des zones tolérées comme on a fait dans la Somme ou dans les Vosges en se fiant à la présence d’autres copains. On peut dormir sur des aires de camping-car, en général payantes mais qui offrent quelques équipements notamment pour les vidanges d’eau. Et bien sûr, tous les trois jours, un petit tour au camping pour prendre une vraie douche !
  • Bref, il faut faire à l’intuition, vous poser là où vous vous sentez à l’aise. En dehors des zones ou des périodes très touristiques, on ne craint pas grand-chose à s’installer où on a envie.

 

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  • Le budget. Le plus cher bien sûr c’est le carburant, qui dépend de la distance que vous parcourez. Un van ou un CC consomment plus qu’une voiture, donc c’est une partie conséquente du budget.
  • Jusqu’à maintenant pour dormir on a dépensé entre 0 et 18€ la nuit pour nous deux, Ruby et le van. La plupart des campings où on a été, des petits campings municipaux souvent très calmes, proches de la nature, correctement équipés et entretenus, coûtent autour de 8-12 € la nuit. Plus cher c’est pour les jours d’abondance (ou de douche), dans des campings plus en centre-ville ou plus grands ou mieux équipés. Sur les aires de camping-car, prévoyez bien de la monnaie pour payer aux bornes automatiques et pour les équipements (pièces de 2€ très utiles).

 

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Quoi d’autre ?

  • On recommande l’assurance zéro kilomètre si le modèle est un peu vieux et a du mal à démarrer…
  • Il faut trouver un endroit où le garer pendant qu’on ne l’utilise pas. Assurez-vous bien des règles locales. Par exemple le nôtre on l’a garé dans notre rue pendant un an sans problème et puis un jour les flics ont décidé qu’il était en stationnement abusif et l’ont emmené à la fourrière ! Du coup maintenant il est sur une place de parking. Si on vit à la campagne et qu’on a une grange, un garage, bref ces trucs de fou, c’est certainement le top. En tout cas une chose importante : bien laisser quelques aérations ouvertes pendant l’hivernage pour éviter les moisissures à l’intérieur.

 

Voilà pour l’essentiel ! N’hésitez pas si vous avez d’autres questions avant de vous lancer ! Et bonne route…

L’avis de Ruby

      « Moi j’aime bien la boite qui roule. Quand ça roule j’ai le droit d’être sur la banquette derrière les maitresses, souvent je m’assieds et je pose ma tête sur le dossier entre elles deux comme je vois la route et je souris béatement. Mais c’est pas pratique pour dormir, ça bouge dans tous les sens et ça fait beaucoup de bruit ! Quand on s’arrête je peux me balader autour mais si c’est trop mouillé je reste à l’intérieur. J’ai ma chambre : c’est une grande planche que les anciens maitres du van avaient bricolée pour leur petit-fils, on la met sur les deux sièges avant et ça fait comme un  lit mais un peu dur. C’est là que je dors avec ma couverture toute mâchonnée. Des fois les maitresses me laissent toute seule un moment, ouf, enfin tranquille ! Je peux faire ma sieste sur la banquette ou les sièges avant, c’est pas dommage. (Bien sûr avec une grande gamelle d’eau, de l’air et quand il ne fait pas trop chaud !) Et le matin des fois j’arrive même à m’incruster pour des câlins dans le panier des maitresses, et ça j’ai jamais le droit à la maison. »

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